Arles in black + Plossu Couleurs

Arles in black

Suspension aérienne de Claire Strand

La couleur était annoncée, ou son absence plutôt, avec le titre de l’édition 2013…. Arles in black !
Retour à du plus « classique » avec quelques valeurs sûres et de belles découvertes.

C’est toujours un plaisir de revoir…
… les images de Jacques-Henri Lartigue, présentées ici sous un angle inédit,
… les autoportraits de Arno Rafael Minkkinen, l’homme qui a fait de son corps son sujet,
… les petits poèmes visuels de Gilbert Garcin, alias Mister G,
… les portraits « doux amers » d’animaux de Michel Vanden Eeckhoudt,
… le témoignage social poignant de Jean-Louis Courtinat, photographe qui sera présent et exposé à Vienne en fin d’année (plus d’infos à suivre).

J’ai été impressionné par les tirages géants de la planète Mars d’après les images des sondes de la NASA. Il y a un mimétisme troublant entre des formes « humaines connues » (du pain ? des cheveux ? des plantes ?…) et ces paysages extra-terrestres.

Arno Rafael Minkkinen Gilbert Garcin

J’ai été bluffé par le génial touche à tout qu’était Gordon Parks, premier photographe noir à intégrer la FSA, réalisateur de Shaft, portraitiste de grande classe, chroniqueur de l’Amérique des années 60 et de ses luttes pour les droits sociaux.

Et mon coup de cœur de cette année est pour Sergio Larrain, une véritable découverte pour moi. Photographe chilien, décédé en 2012, passé par l’agence Magnum et qui a fini sa vie en ermite dans le désert chilien.
Un art du cadrage et de la composition !

Sergio Larrain - Enfants de l'île de Chiloé

Au final, une édition qui tranche avec la déprime du grand n’importe quoi d’il y a deux ans et la gueule de bois de l’année dernière. De quoi se remettre sur de bons rails…

Et puis à 1 heure de route de là, au Pavillon populaire de Montpellier, on peut visiter une exposition superbe de Bernard Plossu, grand voyageur connu pour son travail en noir et blanc, mais le thème de cette exposition est… la couleur !
C’est dur pour moi d’être objectif tant ce photographe est une de mes références mais là encore, on s’en prend plein les yeux.
C’est un bonheur pur, l’impression de se trouver parfois devant des peintures, tant le procédé Fresson offre de la matière aux tirages et une rendu quasi impressionniste. Il faut avoir vu, de ses yeux, vu, un tirage fait avec ce procédé pour que la photographie prenne du relief, acquière une autre dimension.

Bernard Plossu, Couleurs

Le voyage n’est pas forcément très loin. Il est avant tout dans la tête, dans le regard qu’on porte sur le monde, sur ces petits riens qui nous entourent, et les chemins qu’on emprunte.

 

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