C'était l'été, ça ressemblait à ça.
Des photos pour se souvenir, et attendre... que ça recommence..
07/10/2011
16/03/2011
On passe son temps à vouloir en sortir...
On veut grandir. Et être une grande personne.
Puis, le reste de son temps à vouloir y retourner, retrouver ces sensations, ces odeurs.
Redevenir suffisamment petit pour s'y cacher.
Et ne plus grandir.
01/03/2011
21/10/2010
Septembre de la Photographie à Lyon, édition 2010.
Cette année les organisateurs ont choisi le thème ''US Today after'', avec un jeu de mot autour du US.
''Us'' comme nous, artistes et spectateurs de ce monde. ''US'', comme ce pays-monde à part, fortement bouleversé depuis le 11 septembre 2001.
De nombreuses expositions jalonnent ce parcours et si je ne devais n'en retenir qu'une de cette édition,ce serait James Nachtwey.
Il y a James Nachtwey... et les autres.
La bibliothèque de la Part-Dieu accueille les photos de ce grand photo reporter jusqu'au 15 janvier 2011, et ce serait dommage de s'en priver.
Les tirages sont grands, très grands; on se sent vite submergé, puis étouffé.
Étouffé par les sujets, par la maîtrise de la composition et du cadrage. Submergé par un flot d'émotions. Entre mal à l'aise et admiration pour ses images.
Aucun endroit pour se reposer, on ne peut tourner la tête sans rentrer dans un autre sujet : la Somalie, l'Afghanistan, les asiles en Roumanie, l'Irak... tous ces endroits que notre conscience collective croit connaître et que notre inconscient veut refouler.
Au final, on sort en titubant, au bord du KO, le souffle coupé.
Mais en se disant qu'on a pris une leçon. De photographie, de simplicité, d'humilité et d'humanité.
Pour en voir plus sur James Nachtwey, c'est par là
Et sinon, plus d'infos sur le site du Septembre de la Photographie
08/07/2010
Du lourd et du piquant, qu'y disaient !
C'était bien ce qui était annoncé...
Lourd, comme la chaleur. Piquant comme ce sympathique rhinocéros, croisé dès Avignon.
Lourd et piquant comme la programmation ? Promenade argentine, promenade argentique, promenade Rock, promenade de passage de témoins. Ca me semble plutôt sympa de prime abord. Allez zou c'est parti !
J'ai aimé...
> Marcos Lopez. Attention ’’Baroque’’ !
Un univers où chaque photo - tableau ? - est un monde en soi, devant lequel on peut passer des minutes, des heures, à en explorer toute la richesse de la mise en scène, à scruter tous les détails, comme si on lisait un livre, où l’intrigue se dévoile chapitre après chapitre.
Une découverte au sein de cette promenade argentine. Fascinant !
> Claude Gassian. Au sein de la promenade Rock, coup de cœur pour ce photographe qui gravite dans le monde de la musique.
Du très bon, un voyage dans l’histoire contemporaine de la musique rock et pop rock. Un vrai de jeu de piste dans nos mémoires, dans notre culture musicale.
Et au final on se dit que chaque artiste ne pouvait être photographié que comme ça, que c’est vraiment lui. Grand artiste aussi pour ses travaux personnels qui font un bon contrepoint à ces portraits.
> Klavdij Sluban et son exposition ''Transiberiades''.
C’est la première fois que je vois une expo après avoir acheté et lu le livre afférent.
On est dans un autre rythme de lecture, et donc un autre agencement des images. Ça ne me déplait pas aussi, par rapport à la thématique, de marcher devant ces photos, comme un voyageur… de m’arrêter où je veux, quand je veux, le temps que je veux. Puis de repartir, avec des images plein la tête.
> Ernst Haas. Un précurseur ! Quelle modernité dans son cadrage, dans le choix de ses sujets ; il avait saisi tout le potentiel de la photo couleur et avait su faire sien ce nouveau langage visuel. Un bel exemple de street photography, où il joue (parfois un peu trop, si je devais apporter un bémol..) avec allégresse des reflets de la ville.
> Et enfin, et surtout, Mario Giacomelli. Reconnaissable entre tous mais tellement simple et efficace. Le bonheur de revoir des images de cet artiste.
A voir tant pour le plaisir des images, que des mots et poèmes qui collent si bien à son œuvre. Ah Silvia !
Sinon...
> L'exposition Shot ! sur le tir photographique.
Mention spéciale pour Jean-François Lecourt et Rudolf Steiner qui ont
pris le principe au pied de la lettre en tirant carrément à balles
réelles sur le tirage ou directement sur l'appareil de prise de vue.
Il y a forcément derrière tout ça une allégorie entre la prise de vue et le tir avec un vocabulaire commun troublant !
> Je reste assez sur ma faim pour cette promenade argentine. Je ressors avec l'impression qu'il y a une immense blessure pas encore cicatrisée et que les artiste argentins n'en sont qu'au début de leur production pour se libérer de ces démons de l'Histoire.
Je dis bien artiste, je ne parle pas de photographe, car la plupart ont opté pour plusieurs supports, dont la photographie. Curieux choix de programmation pour un festival photo !!
> Idem pour la promenade Rock, où je reste plus sur l’impression d’avoir feuilleté un Hors Série géant de Paris Match que d’avoir visité une expo photo.
A noter tout de même, la rencontre intéressante de Robert Mapplethorpe et Patti Smith,
où ces deux géants ont réussi à fusionner leurs univers respectifs,
puissants et énergiques, pour livrer quelque chose d’assez doux et
apaisant par rapport au reste.
Coup de cœur aussi pour Peter Hujar et David Wojnarowicz.
> Un beau voyage dans l'histoire de la photographie offert par Picto Pour réviser ses classiques, et les revoir, sans bouder son plaisir.
Au final...
Sentiment très mitigé sur cette cuvée 2010. Je dirai même, pas franchement emballé du tout.
Dans mes commentaires j'ai aussi préféré m'abstenir sur le Grand Prix de la Découverte parce que je me dis qu'il doit forcément y avoir une erreur... Autant j'avais été émerveillé et dithyrambique ces deux dernières années par ce Prix, autant là... je sais pas quoi dire.
J'ai juste eu l'impression de me retrouver à Ikea, où on ne peut pas arriver au bout sans se taper tous les rayons qui n'en finissent pas (et encore à Ikea y'a des raccourcis secrets...).
Allez pour finir - comme d'habitude - quelques autoportraits en cours de visite et sur le chemin du retour.
23/04/2010
Depuis ma récente conversion au Polaroid (voir le billet Polaroid, saynètes & philosophie), j'expérimente, je teste, j'apprends... je découvre un nouveau monde d'expression. J'ai d'autant été pris par cette frénésie nostalgique que Polaroid annonçait sa fermeture et l'arrêt de sa production de films instantanés il y a quelques mois.
Mais c'était sans compter sur The Impossible Project - un subtil mélange d'anciens de Polaroid et d'hommes d'affaires éclairés - qui se chargeait de remettre en route les machines de l'usine de production d'Enschede (PB) et commercialiser de nouveaux films, en partenariat avec Ilford.
Ils ont réussi leur pari en faisant leur la maxime de Edwin Land, le génial fondateur de Polaroid.
''N'entreprenez pas un projet, à moins qu'il ne soit vraiment important et quasiment impossible à réaliser''. A méditer !
Ainsi, depuis quelques jours, on peut se procurer des nouveaux films instantanés, fruit de cette folle collaboration. Ce que j'ai fait...
A moi le PX100 Silver Fast First Flush... c'est son petit nom !
Premier constat quand je reçois les films, c'est que le packaging à été soigné, désigné avec soin. Pas surprenant vu qu'il s'agit autant d'une démarche marketing que photographique. On est pas loin de l'objet de collection qu'on ose à peine ouvrir. Et puis ça se confirme une fois le pack ouvert quand on découvre que même le film plastique de protection a été désigné pour passer d'un simple film, qu'on jette une fois éjecté de l'appareil, a un objet collector qui devrait certainement déclencher une frénésie collectionophile chez les geeks du Pola.
Deuxième constat, les précautions d'usage ! Le film nécessite trois minutes de développement à l'abri de la lumière, entre 17 et 24 °C. On est donc un peu loin du principe très répandu du ''Je déclenche, je regarde la photo apparaître''. Si on ajoute le prix de la cartouche de 8 films (18 € prix de lancement), je commence à me dire que ça risque de rebuter un peu.
Et la photo dans tout ça ? J'ai complètement foiré mon premier pack, excepté 1, allez 2, photos. Les conditions de développement sont vraiment à respecter au pied de la lettre.
On laisse passer une nuit, on réfléchit à nos 18 € surexposés, on fait un peu de biblio vite fait sur les forums, et on s'y recolle le lendemain.
Ouf c'est mieux !
Mais on est quand même loin d'un produit immédiatement exploitable par le tout public et je pense qu'au final ce film ne devrait pas séduire un public désireux de s'initier au Polaroid, il pourra par contre inspirer et stimuler la créativité des plus artistes d'entre nous (pas trop limités par leur porte monnaie...)
Mais l'initiative de The Impossible Project est quand même à encourager et j'attends avec impatience les prochains films.
Au final, voilà ce que j'ai pu pour le moment en tirer... à suivre...
25/03/2010
Voilà 5 ans que je me suis engagé dans cette aventure, convaincu par un ami photographe engagé. Voilà 5 ans que ma pratique photographique est aussi faite des moments passés avec cette association. Il me semblait donc normal de dire un mot sur elle, sur ce que j'y fais, ce que j'en retire.
Solidarité Photo a pour objectif d'utiliser la photographie dans des actions de solidarité, a pour ambition de mettre la photo au service de l'humain. Je vous laisse en apprendre plus sur notre fonctionnement sur son site.
Je serai présent le samedi 27 mars au Printemps de l'Image et de la Photographie de Davézieux (07) pour présenter l'association.
C'est une expérience très enrichissante pour moi. Tout d'abord parce qu'elle me permet de donner un sens à la photographie; la photo devient utile aux autres, on sort du soi disant égoïsme atavique des photographes.
Ensuite parce que la photo est ici un formidable prétexte pour aller vers l'autre, l'autre dans tout ce qu'il recouvre. L'autre dont on a peur, l'autre qu'on ne veut pas regarder en face, l'autre qu'on voudrait oublier...
Enfin parce qu'elle est une source de rencontres humaines, inédites et vraies.
Nous travaillons actuellement avec le foyer d'accueil médicalisé pour adultes autistes, L'Échappée à Condrieu (69).
En quelques mois de nombreux changements interviennent dans ce foyer : des nouveaux bâtiments voient le jour, d’autres changent
d’affectation.
Certaines structures externalisées vont fermer tandis que d’autres
vont ouvrir avec de nouveaux locaux. Mais il n’y a pas que les murs qui changent, ce sont aussi un
certain nombre de modes et d’habitudes de vie pour les résidents et de
travail pour les professionnels.
Dans ce changement tout ne va pas disparaître : des « choses »
vont se transformer, d’autres ne changeront pas, des choses nouvelles
vont voir le jour.
Il s’agit, par un travail photographique et également
d’écriture , d’accompagner les résidents et les professionnels durant le
moment fort de cette restructuration, de constituer une trace de cette
transition avec, à la fois, ces éléments de rupture et de deuil et à la
fois les éléments de continuité de l’existant ainsi que l’appréhension
et l’accueil des éléments nouveaux inhérents à ce changement
Voilà plusieurs mois maintenant que nous allons régulièrement dans ce foyer, que nous passons du temps avec les résidents et les professionnels accompagnants, que nous apprenons à nous connaître, que nous faisons des photos... ou pas, que nous partageons des moments de vie.
Ces moments sont incroyables d'intensité.
Ils sont entiers.
Quelques images en extrait... Aucun portait reconnaissable par respect de la confidentialité des personnes, et conformément à la convention passée avec le foyer.
28/12/2009
...et quelques
Le froid... présent.
La lumière... aveuglante.
L'ambiance.... saisissante et envoutante.
14/10/2009
Définir en quelque mots...
S'imprégner. Gouter. Déguster. Écouter. Apprécier. Découvrir. Remplir. Vider. Discuter. Partager.
C'est tout cela en même temps.
15/07/2009
C'est quoi être photographe en 2009 ?
Cette année c'était version commando. Une journée seulement, aller-retour dans la journée en train.
Donc forcément il y avait des choix à faire, un parcours à respecter. pas d'errance comme l'année dernière.
Le tout avec cette question qui me trotte dans la tête depuis quelques mois : ''C'est quoi être photographe ?''. Et si, comme un écho qui fait bien les choses, le récent hors série de Réponses Photo a récemment abordé ce thème et engagé une réflexion, je n'arrive toujours pas à (re)trouver les certitudes que j'avais encore il y a quelques temps.
Peut-être que toutes les expositions que j'allais voir me permettraient de, au moins, redéfinir les contours de mon interrogation. Commençons par regarder ce que font les autres...
Justement, après lecture de différents magazines photos dans le train je débarque à Arles et entame mon parcours, finalement pas si sélectif que ça car j'ai pu voir plus que ce que j'avais prévu.
Une première constatation...
L'Olympus Pen E-P1 fait une apparition fracassante dans le paysage photographique. C'était la tendance de la journée.
J'ai aimé
> Jean-François Spricigo, nommé pour le Prix de la découverte (et malheureusement pas retenu au final...). Une belle découverte; il se dégage de ses images une ambiance comme je les aime. une ambiance d'entre deux. Il dit
‘’Une expérience ne nous
appartient pas, seuls nos souvenirs nous appartiennent ’’ et il part de ce
constat pour cette série. Ces photos évoquent plus qu'elles ne décrivent. Elles rappellent plus qu'elles ne définissent.
> Eugène Richards, et là aussi il est question d'ambiance avec sa série ''The blue room''. Images d'une chromie simple et maîtrisée. On se sent dans la peau d'un voyeur, on s'imagine, on se pose des questions. On voudrait tirer les rideaux, soulever les draps, ouvrir les portes pour aller encore plus loin dans ses images.
A voir aussi d'autres expositions dont Book montage et l'incroyable portrait qu'il a fait de sa femme.
> Willy Ronis... ah ! Willy Ronis... Quel bonheur !
On regarde ses photos comme on feuillette un album de famille; avec ses
joies, ses peines ; avec sourire et émotion. C’est notre vie qui défile,
c’est notre vie qu’il voit et qu’il nous montre. C’est le portrait d’une
société, d’autres époques.
Soit on connaît déjà ses photos
et on prend plaisir à les revoir ; soit on ne les connaissait pas (oui
c’est encore possible) et on s’émerveille.
Le grand moment de cette édition.
Une phrase écrite sur le mur
m’accroche. Willy Ronis a dit ‘’La photographie, c’est le regard. On l’a ou on
ne l’a pas’’. Et si c’était tout simplement ça la définition de la
photographie. Il faut que je m’accroche à ça. Pour continuer.
Sinon...
> La rétrospective pour les 40 ans des Rencontres regorge de photos qui illustrent bien pourquoi le terme de rencontres a été choisi par les fondateurs de l'évènement, et nous fait voyager à travers le temps. On sent en effet que tout est né d'une rencontre entre photographes, entre potes.
> Je n'arrive toujours pas rentrer dans l'univers de Nan Goldin, ça ne me touche pas, et même pire je ne le comprends pas. J'ai toutefois apprécie le travail réalisé par un de ses invités, Jean-Christophe Bourcart. Un travail documentaire sur la ville de Camden, NJ, aux USA, mené comme la rédaction d'un journal intime. Un vrai travail de photo-journaliste.
> A voir les photos de Paulo Nozolino qui en plus d'être intéressantes nous montrent qu'il est, encore, possible d'exposer des tirages 18x24 cm sur des murs ! Bien loin des canons actuels...
> A ne pas manquer l'exposition Duane Michels, photographe très fertile et imaginatif. Maître dans l'art du portrait, surtout génial pour ses séquences d'images qui racontent une histoire. Notamment ''The journey of the spirit after the death''. Et si c'était vraiment ça ?
> Et pour fini dans les coups de cœur en vrac; Attila Durak qui montre la Turquie avec joie et couleurs; Giorgia Fioro, fidèle à elle même, sobre, simple, ses images vont droit au cœur; et Laurence Leblanc, pour voir l'Afrique autrement...
Au final
Depuis Willy Ronis qui prenait en photo les grévistes qui défendaient leurs droits au milieu des années 30 jusqu'à l'UPC qui lance un appel, pendant les Rencontres, pour défendre les droits de ceux qui veulent vivre de la photo, du temps est passé. Beaucoup de questions se posent sur cette profession.
Et s'il fallait commencer par là ? Réaffirmer haut et fort que photographe est un métier !
Et même si je pense qu'il est effectivement nécessaire, et vital, de redéfinir ce métier, je finirai ce billet avec les mots de Willy Ronis. Pour garder la beauté et la magie qui font aussi la photo, qui en sont l'essence même.
Justement, en retournant à la gare attendre le train du retour, il était là. Willy Ronis était à la gare, comme moi, attendant son train, le mien !
Willy Ronis est là, en fauteuil
roulant. Beaucoup de gens passent à côté de lui, sans apparemment le
reconnaître. Suis-je le seul à m’arrêter et oser croiser son regard ? Il
discute, gaiement.
J’ai un regard en face de moi.
Et moi ? Est-ce que j’en ai un ? Là est la question...
A l'année prochaine...
08/07/2009
Une soirée au Théâtre Antique...
Pour une fois, pas de texte introductif, je m'en tiendrai aux images, seulement aux images.
No comment... tout est dans la légende...
Pas super envie de faire de pub pour ces artistes.
15/06/2009
La photographie c'est aussi ça...
Quand le numérique permet le temps d'un dimanche de ressusciter un procédé photographique peu connu....
Quand le cadre champêtre se prête à créer une ambiance de fête de fin d'un autre siècle....
Quand vous et moi prenons le temps d'attendre, d'attendre que le soleil
fixe une image, que le minuteur du laboratoire égrenne les secondes...
Quand chacun participe à la création de son portrait...
Quand des gens se retrouvent autour d'une photo et une seule, unique...
Une photo de famille qui restera fièrement accrochée sur un mur...
Ca donne ça....
15/05/2009
Je privilégie
de plus en plus le travail sur le lien.
La photographie est un
vecteur de transmission, entre les gens, entre les générations, à
travers le temps. Elle permet de poser un instantané, de figer ce
qui évolue autour de nous, en nous.
Et la
photographie évolue elle aussi.
C’est de
cette idée que cette série est née.
De l’évolution de la
photographie elle-même, de ce passage de l’argentique au
numérique.
Je ne me
veux pas nostalgique, tout au plus introspectif. Je veux
juste montrer ce qui a été, de la façon la plus simple qu’il
soit.
Ces photos sont techniquement neutres, seul le sujet compte,
pour ce qu’il est. Pour ce
qu’il est, mais au-delà de ça pour ce qu’il représente, ce
qu’il évoque, ce qu’il rappelle. Ce qu’il amène aussi comme
interrogations.
Qui a pu
utiliser ces pellicules ? Quelles photos ont pu être prises
avec ? Quand ont-elles été utilisées ?
Cette
approche esthétique du film argentique et de son conditionnement en
pellicule est presque muséale.
Cette série
a été réalisée avec un appareil… numérique. Pour affirmer le
lien et la continuité qu’il existe dans toute évolution.
21/03/2009
De l'observation du quotidien...
De ces petits riens qui font le temps qui passe.
De ce qu'on voit sans le regarder.
21/01/2009
... ou comment introduire la notion de photographie équitable
Voilà quelques semaines que j'existe officiellement comme photographe.
Je n'en suis pas encore à faire un bilan. Tout au plus un état des lieux, passager et furtif.
Si d'un point de vue purement photographique j'ai pris mes marques, les négociations commerciales m'ont laissé quelque peu perplexe et m'ont amené beaucoup d'interrogations (non, non, pas encore de doutes ou de désillusions... pas encore).
Je savais que ces démarches prendraient du temps et de l'énergie, et je m'y étais préparé.
Je ne pensais cependant pas que j'aurai à me transformer en juriste et en défenseur du droit français !
Allez expliquer à un client qu'il n'est propriétaire d'une image que pour un usage donné. Allez expliquer à un artisan ou artiste que je suis aussi en droit de revendiquer des droits d'auteurs sur la photo que j'ai faite de son oeuvre. Allez expliquer à un client que ma sécurité sociale dépend des droits d'auteurs (légitimes) que je facture. Allez expliquer à un client qu'il doit régler une partie de la facture à un organisme dont il n'a jamais entendu parler et auprès duquel il doit se déclarer. Stop, je m'arrête là pour cette liste...
Du coup j'en suis venu à passer un bon moment à rédiger des notices techniques, juristes et fiscales pour vulgariser tout ça et l'expliquer, pour démarcher, pour négocier. Au détriment de la photo.
Quand j'entends parler de facilitation de la création d'activité, d'auto entrepreuneriat, de développement de l'esprit d'initiative... certes, mais j'en vient à réver d'un fonctionnement plus simple pour ce qui relève de la création artistique et surtout, oui surtout, d'un respect du Code de la propriété intellectuelle, du droit en vigueur passant par une meilleure communication. Par exemple une information sur le droit d'auteur faite par notre Ministère de tutelle à nos principaux clients pontentiels !
Ce qui m'amène à la deuxième partie de ma réflexion, qui sera plus rapidement exposée, et qui concerne les banques d'images sur Internet.
Ces banques proposent des images ''libres de droit'', aberration juridique, à des prix défiant toute concurrence. Défiant toute concurrence parce que ne respectant pas le Code de la proppriété intellectuelle français, en le contournant subtilement.
Comment argumenter son devis face à un client qui connait ces sites et qui s'étonne de l'écart de prix et des contraintes que je lui expose en terme d'utilisation de l'image ?
Et au delà de ça, et c'est le plus important à mon avis, comment donner du sens et de la valeur à son travail ?
Pour finir, je veux juste ici être le relais d'une initiative de Catherine Deulofeu de l'agence BIOS PHOTO qui exprime de façon tout ce qu'il y a de plus simple les quelques lignes que vous venez de lire en introduisant le concept de photographie équitable.
Je conseille au passage la lecture du blog Aube Nature de Cédric Girard (auteur du visuel ci dessus) où vous pourrez trouver des exposés plus complets, plus documentés, et mieux argumentés que je ne saurai le faire sur le deuxième point que je viens d'aborder. Et bien sûr il y est beaucoup question de photo, essentiellement animalière et nature.
Je vous laisse sur cette réflexion en attendant de vous reparler, et surtout vous montrer, des photos très prochainement.
[1er janvier 2010 - Depuis que j'ai écrit cet article, j'ai changé de statut... un peu à regret... mais il faut faire avec les règles du jeu en place... ]
13/01/2009
Seul dans le noir.. ou presque
Paul Auster à Vienne. Oui vous avez bien lu. Trois étapes en France
pour la promotion de son dernier livre. Paris, Lyon... et Vienne. Une
seule séance de dédicace. Vienne.
Tome 1 - Mode lecture
C'est d'abord en pur amateur que je me suis précipité à la Librairie Lucioles
pour acheter le dernier livre de Paul Auster ''Seul dans le noir'' et
me le faire dédicacer. Je m'étais même préparé, comme tout bon fan, mon
petit speech en anglais pour lui dire en substance qu'il était une des
raisons qui me faisait aimer les livres et qu'il était pour moi une
source d'inspiration. Pas de bol, il parle français, et même bien. Du
coup on se retrouve tout con à finir pas sortir un quelconque
''....aaaa..aaaaaa... merci pour vos livres''. Pas glorieux mais bon...
J'ai quand même profité de la petite attente avant d'arriver à la table
de paraphe pour commencer quelques pages du livre. Je ne devrai pas
être déçu. Je m'y retrouve...
Je ne vais pas avoir la prétention de me métamorphoser, l'espace de
quelques lignes, en critique littéraire que je ne suis pas, et essayer
de vous convaincre. Juste vous dire pourquoi j'aime Paul Auster.
Tout simplement pour l'ambiance qu'il ressort de ses livres, parce que
j'aime New York, parce que j'aime certains aspects de la culture
américaine, parce que j'aime le regard qu'il a sur son pays, parce que
j'aime ces personnages banals et irréels mais tellement authentiques,
parce que j'aime ce qui est farfelu et ces histoires le sont. Parce
qu'à mon sens, il écrit la vie telle que je la ressens et la comprends,
simplement.
Au final, content d'avoir pu voir de mes yeux vu un auteur que
j'apprécie, content d'avoir pu assister à un évènement de cette ampleur
dans notre petite ville, qui ne fait pas que se reposer sur ces ruines
gallo-romaines. Et l'affluence était au rendez-vous, une ligne humaine
allant de la table de paraphe jusque dehors la librairie, jusqu'au pied
du Temple (ruine sus-nommée)...
Tome 2 - Mode prise de vue
Inévitablement je ne pouvais pas rester passif et j'avais forcément
fait le déplacement avec mon appareil. Quand je parle d'ambiance, Paul
Auster est une des références littéraire qui m'inspire (voir ma
biographie sur mon site pro).
Une fois les politesses d'usage accompli, demande d'autorisation de
photographier accordée sans problème (ce dont ne s'encombre absolument
pas la majorité des gens présents....ah, j'ai encore pensé à voix haute
?), je me jette dans la foule, tourne autour de Paul Auster, arpente la
librairie, coupe et recoupe la file d'attente, observe, scrute, attend,
prend de la hauteur, m'accroupis.
Bref... tout ce que j'aime.
Merci et bravo à toute l'équipe de la Librairie Lucioles pour avoir pu nous proposer ce moment.
21/11/2008
Jeudi 13 novembre - Salon de la Photo, Parc des expositions Porte de Versailles
- Combien coute ce flash ?
- 219 euros
- C'est le même prix que sur Internet ! Vous faites pas un prix Salon ?
- Non monsieur
Vendredi 14 novembre - Paris Photo, Carrousel du Louvre
- Combien coute cette photographie ?
- 1080 euros
- Ça te dis chérie ?
- Oui j'aime bien.... et puis c'est conceptuel
Voilà en substance, en deux discussion entendues à la volée, ce qui pourrait faire la différence entre les deux évènements photographiques parisiens qui ont eu lieu il y a quelques jours. Différence d'objet dans les deux évènements, différence de public. Mais c'est tout cela qui fait la photographie.
Salon de la Photo
Un petit tour ensuite par les stands proposant des workshop. Et une fois de plus cette année, mention bien aux ateliers du stand de Images magazine. J'ai pu participer à celui dirigé par Édouard de Blaÿ sur la photo... de beauté. Pas du tout mon rayon et ma pratique en théorie... mais la curiosité avant tout ! J'en suis ressorti ravi et j'ai appris beaucoup de choses, tous ces petits trucs de pro qui font la différence (et encore j'imagine qu'il en a plein sous le coude). J'ai bien aimé aussi la disponibilité, la simplicité et la gentillesse du monsieur. Pas toujours simple de gérer les visiteurs qui ne peuvent s'empêcher de se mettre à genou à un mètre de vous pour essayer de faire la même photo et qui au final ne font que déclencher le flash quand il faut pas.


23/10/2008
... ben on n'a pas le choix, faut le boire
Retour en image sur la version 2008 de la fête des vins nouveaux à la
Maison Guigal. Histoire de ne pas rompre avec la tradition.
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