Tribune

Mon humeur photographique. Des réflexions au fil de l'eau.

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21/10/2010

James Nachtwey... et les autres

Septembre de la Photographie à Lyon, édition 2010.

Cette année les organisateurs ont choisi le thème ''US Today after'', avec un jeu de mot autour du US.
''Us'' comme nous, artistes et spectateurs de ce monde. ''US'', comme ce pays-monde à part, fortement bouleversé depuis le 11 septembre 2001.
De nombreuses expositions jalonnent ce parcours et si je ne devais n'en retenir qu'une de cette édition,ce serait James Nachtwey.

Il y a James Nachtwey... et les autres.

La bibliothèque de la Part-Dieu accueille les photos de ce grand photo reporter jusqu'au 15 janvier 2011, et ce serait dommage de s'en priver.

Les tirages sont grands, très grands; on se sent vite submergé, puis étouffé.
Étouffé par les sujets, par la maîtrise de la composition et du cadrage. Submergé par un flot d'émotions. Entre mal à l'aise et admiration pour ses images.
Aucun endroit pour se reposer, on ne peut tourner la tête sans rentrer dans un autre sujet : la Somalie, l'Afghanistan, les asiles en Roumanie, l'Irak... tous ces endroits que notre conscience collective croit connaître et que notre inconscient veut refouler.

Au final, on sort en titubant, au bord du KO, le souffle coupé.
Mais en se disant qu'on a pris une leçon. De photographie, de simplicité, d'humilité et d'humanité.

Pour en voir plus sur James Nachtwey, c'est par là

Et sinon, plus d'infos sur le site du Septembre de la Photographie

Par Stéphane Chalaye at 15:53

08/07/2010

Arles 2010... j'y étais

Du lourd et du piquant, qu'y disaient !

C'était bien ce qui était annoncé...
Lourd, comme la chaleur. Piquant comme ce sympathique rhinocéros, croisé dès Avignon.
Lourd et piquant comme la programmation ? Promenade argentine, promenade argentique, promenade Rock, promenade de passage de témoins. Ca me semble plutôt sympa de prime abord. Allez zou c'est parti !

J'ai aimé...

> Marcos Lopez. Attention ’’Baroque’’ !
Un univers où chaque photo - tableau ? - est un monde en soi, devant lequel on peut passer des minutes, des heures, à en explorer toute la richesse de la mise en scène, à scruter tous les détails, comme si on lisait un livre, où l’intrigue se dévoile chapitre après chapitre.
Une découverte au sein de cette promenade argentine. Fascinant !

> Claude Gassian. Au sein de la promenade Rock, coup de cœur pour ce photographe qui gravite dans le monde de la musique.
Du très bon, un voyage dans l’histoire contemporaine de la musique rock et pop rock. Un vrai de jeu de piste dans nos mémoires, dans notre culture musicale. Et au final on se dit que chaque artiste ne pouvait être photographié que comme ça, que c’est vraiment lui. Grand artiste aussi pour ses travaux personnels qui font un bon contrepoint à ces portraits.

> Klavdij Sluban et son exposition ''Transiberiades''.
C’est la première fois que je vois une expo après avoir acheté et lu le livre afférent. On est dans un autre rythme de lecture, et donc un autre agencement des images. Ça ne me déplait pas aussi, par rapport à la thématique, de marcher devant ces photos, comme un voyageur… de m’arrêter où je veux, quand je veux, le temps que je veux. Puis de repartir, avec des images plein la tête.

> Ernst Haas. Un précurseur ! Quelle modernité dans son cadrage, dans le choix de ses sujets ; il avait saisi tout le potentiel de la photo couleur et avait su faire sien ce nouveau langage visuel. Un bel exemple de street photography, où il joue (parfois un peu trop, si je devais apporter un bémol..) avec allégresse des reflets de la ville.

> Et enfin, et surtout, Mario Giacomelli. Reconnaissable entre tous mais tellement simple et efficace. Le bonheur de revoir des images de cet artiste.
A voir tant pour le plaisir des images, que des mots et poèmes qui collent si bien à son œuvre. Ah Silvia !


Sinon...

> L'exposition Shot ! sur le tir photographique. Mention spéciale pour Jean-François Lecourt et Rudolf Steiner qui ont pris le principe au pied de la lettre en tirant carrément à balles réelles sur le tirage ou directement sur l'appareil de prise de vue.
Il y a forcément derrière tout ça une allégorie entre la prise de vue et le tir avec un vocabulaire commun troublant !

> Je reste assez sur ma faim pour cette promenade argentine. Je ressors avec l'impression qu'il y a une immense blessure pas encore cicatrisée et que les artiste argentins n'en sont qu'au début de leur production pour se libérer de ces démons de l'Histoire.
Je dis bien artiste, je ne parle pas de photographe, car la plupart ont opté pour plusieurs supports, dont la photographie. Curieux choix de programmation pour un festival photo !!

> Idem pour la promenade Rock, où je reste plus sur l’impression d’avoir feuilleté un Hors Série géant de Paris Match que d’avoir visité une expo photo.
A noter tout de même, la rencontre intéressante de Robert Mapplethorpe et Patti Smith, où ces deux géants ont réussi à fusionner leurs univers respectifs, puissants et énergiques, pour livrer quelque chose d’assez doux et apaisant par rapport au reste.
Coup de cœur aussi pour Peter Hujar et David Wojnarowicz.

> Un beau voyage dans l'histoire de la photographie offert par Picto Pour réviser ses classiques, et les revoir, sans bouder son plaisir.

Au final...

Sentiment très mitigé sur cette cuvée 2010. Je dirai même, pas franchement emballé du tout.

Dans mes commentaires j'ai aussi préféré m'abstenir sur le Grand Prix de la Découverte parce que je me dis qu'il doit forcément y avoir une erreur... Autant j'avais été émerveillé et dithyrambique ces deux dernières années par ce Prix, autant là... je sais pas quoi dire.
J'ai juste eu l'impression de me retrouver à Ikea, où on ne peut pas arriver au bout sans se taper tous les rayons qui n'en finissent pas (et encore à Ikea y'a des raccourcis secrets...).


Lourd et piquant ? C'est selon le sens qu'on donne aux mots...

Allez pour finir - comme d'habitude - quelques autoportraits en cours de visite et sur le chemin du retour.





Par Stéphane Chalaye at 20:56

23/04/2010

The Impossible Project.... and the difficult picture

Depuis ma récente conversion au Polaroid (voir le billet  Polaroid, saynètes & philosophie), j'expérimente, je teste, j'apprends... je découvre un nouveau monde d'expression. J'ai d'autant été pris par cette frénésie nostalgique que Polaroid annonçait sa fermeture et l'arrêt de sa production de films instantanés il y a quelques mois.

Mais c'était sans compter sur The Impossible Project - un subtil mélange d'anciens de Polaroid et d'hommes d'affaires éclairés - qui se chargeait de remettre en route les machines de l'usine de production d'Enschede (PB) et commercialiser de nouveaux films, en partenariat avec Ilford.

Ils ont réussi leur pari en faisant leur la maxime de Edwin Land, le génial fondateur de Polaroid.
''N'entreprenez pas un projet, à moins qu'il ne soit vraiment important et quasiment impossible à réaliser''. A méditer !


Ainsi, depuis quelques jours, on peut se procurer des nouveaux films instantanés, fruit de cette folle collaboration. Ce que j'ai fait...
A moi le PX100 Silver Fast First Flush... c'est son petit nom !

Premier constat quand je reçois les films, c'est que le packaging à été soigné, désigné avec soin. Pas surprenant vu qu'il s'agit autant d'une démarche marketing que photographique. On est pas loin de l'objet de collection qu'on ose à peine ouvrir. Et puis ça se confirme une fois le pack ouvert quand on découvre que même le film plastique de protection a été désigné pour passer d'un simple film, qu'on jette une fois éjecté de l'appareil, a un objet collector qui devrait certainement déclencher une frénésie collectionophile chez les geeks du Pola.

Deuxième constat, les précautions d'usage ! Le film nécessite trois minutes de développement à l'abri de la lumière, entre 17 et 24 °C. On est donc un peu loin du principe très répandu du ''Je déclenche, je regarde la photo apparaître''. Si on ajoute le prix de la cartouche de 8 films (18 € prix de lancement), je commence à me dire que ça risque de rebuter un peu.

Et la photo dans tout ça ? J'ai complètement foiré mon premier pack, excepté 1, allez 2, photos. Les conditions de développement sont vraiment à respecter au pied de la lettre.

On laisse passer une nuit, on réfléchit à nos 18 € surexposés, on fait un peu de biblio vite fait sur les forums, et on s'y recolle le lendemain.
Ouf c'est mieux !
Mais on est quand même loin d'un produit immédiatement exploitable par le tout public et je pense qu'au final ce film ne devrait pas séduire un public désireux de s'initier au Polaroid, il pourra par contre inspirer et stimuler la créativité des plus artistes d'entre nous (pas trop limités par leur porte monnaie...)
Mais l'initiative de The Impossible Project est quand même à encourager et j'attends avec impatience les prochains films.

Au final, voilà ce que j'ai pu pour le moment en tirer... à suivre...

Par Stéphane Chalaye at 10:30

23/11/2009

Anima

Rencontre avec Jean-François Spricigo

Lire la suite...

Par Stéphane Chalaye at 23:16

15/07/2009

Arles 2009

C'est quoi être photographe en 2009 ?

Cette année c'était version commando. Une journée seulement, aller-retour dans la journée en train.
Donc forcément il y avait des choix à faire, un parcours à respecter. pas d'errance comme l'année dernière.
Le tout avec cette question qui me trotte dans la tête depuis quelques mois : ''C'est quoi être photographe ?''. Et si, comme un écho qui fait bien les choses, le récent hors série de Réponses Photo a récemment abordé ce thème et engagé une réflexion, je n'arrive toujours pas à (re)trouver les certitudes que j'avais encore il y a quelques temps.
Peut-être que toutes les expositions que j'allais voir me permettraient de, au moins, redéfinir les contours de mon interrogation. Commençons par regarder ce que font les autres...

Justement, après lecture de différents magazines photos dans le train je débarque à Arles et entame mon parcours, finalement pas si sélectif que ça car j'ai pu voir plus que ce que j'avais prévu.


Une première constatation...

L'Olympus Pen E-P1 fait une apparition fracassante dans le paysage photographique. C'était la tendance de la journée.





J'ai aimé

> Jean-François Spricigo, nommé pour le Prix de la découverte (et malheureusement pas retenu au final...). Une belle découverte; il se dégage de ses images une ambiance comme je les aime. une ambiance d'entre deux. Il dit ‘’Une expérience ne nous appartient pas, seuls nos souvenirs nous appartiennent ’’ et il part de ce constat pour cette série. Ces photos évoquent plus qu'elles ne décrivent. Elles rappellent plus qu'elles ne définissent.


> Eugène Richards, et là aussi il est question d'ambiance avec sa série ''The blue room''. Images d'une chromie simple et maîtrisée. On se sent dans la peau d'un voyeur, on s'imagine, on se pose des questions. On voudrait tirer les rideaux, soulever les draps, ouvrir les portes pour aller encore plus loin dans ses images.

A voir aussi d'autres expositions dont Book montage et l'incroyable portrait qu'il a fait de sa femme.

> Willy Ronis... ah ! Willy Ronis... Quel bonheur !
On regarde ses photos comme on feuillette un album de famille; avec ses joies, ses peines ; avec sourire et émotion. C’est notre vie qui défile, c’est notre vie qu’il voit et qu’il nous montre. C’est le portrait d’une société, d’autres époques.
Soit on connaît déjà ses photos et on prend plaisir à les revoir ; soit on ne les connaissait pas (oui c’est encore possible) et on s’émerveille.
Le grand moment de cette édition.

Une phrase écrite sur le mur m’accroche. Willy Ronis a dit ‘’La photographie, c’est le regard. On l’a ou on ne l’a pas’’. Et si c’était tout simplement ça la définition de la photographie. Il faut que je m’accroche à ça. Pour continuer.



Sinon...

> La rétrospective pour les 40 ans des Rencontres regorge de photos qui illustrent bien pourquoi le terme de rencontres a été choisi par les fondateurs de l'évènement, et nous fait voyager à travers le temps. On sent en effet que tout est né d'une rencontre entre photographes, entre potes.

> Je n'arrive toujours pas rentrer dans l'univers de Nan Goldin, ça ne me touche pas, et même pire je ne le comprends pas. J'ai toutefois apprécie le travail réalisé par un de ses invités, Jean-Christophe Bourcart. Un travail documentaire sur la ville de Camden, NJ, aux USA, mené comme la rédaction d'un journal intime. Un vrai travail de photo-journaliste.

> A voir les photos de Paulo Nozolino qui en plus d'être intéressantes nous montrent qu'il est, encore, possible d'exposer des tirages 18x24 cm sur des murs ! Bien loin des canons actuels...

> A ne pas manquer l'exposition Duane Michels, photographe très fertile et imaginatif. Maître dans l'art du portrait, surtout génial pour ses séquences d'images qui racontent une histoire. Notamment ''The journey of the spirit after the death''. Et si c'était vraiment ça ?

> Et pour fini dans les coups de cœur en vrac; Attila Durak qui montre la Turquie avec joie et couleurs; Giorgia Fioro, fidèle à elle même, sobre, simple, ses images vont droit au cœur; et Laurence Leblanc, pour voir l'Afrique autrement...

Au final

Depuis Willy Ronis qui prenait en photo les grévistes qui défendaient leurs droits au milieu des années 30 jusqu'à l'UPC qui lance un appel, pendant les Rencontres, pour défendre les droits de ceux qui veulent vivre de la photo, du temps est passé. Beaucoup de questions se posent sur cette profession.
Et s'il fallait commencer par là ? Réaffirmer haut et fort que photographe est un métier !
Et même si je pense qu'il est effectivement nécessaire, et vital, de redéfinir ce métier, je finirai ce billet avec les mots de Willy Ronis. Pour garder la beauté et la magie qui font aussi la photo, qui en sont l'essence même.
Justement, en retournant à la gare attendre le train du retour, il était là. Willy Ronis était à la gare, comme moi, attendant son train, le mien !
Willy Ronis est là, en fauteuil roulant. Beaucoup de gens passent à côté de lui, sans apparemment le reconnaître. Suis-je le seul à m’arrêter et oser croiser son regard ? Il discute, gaiement.
J’ai un regard en face de moi.

Et moi ? Est-ce que j’en ai un ? Là est la question...

A l'année prochaine...

  

Par Stéphane Chalaye at 21:07

21/01/2009

En attendant la suite

... ou comment introduire la notion de photographie équitable

Voilà quelques semaines que j'existe officiellement comme photographe.
Je n'en suis pas encore à faire un bilan. Tout au plus un état des lieux, passager et furtif.
Si d'un point de vue purement photographique j'ai pris mes marques, les négociations commerciales m'ont laissé quelque peu perplexe et m'ont amené beaucoup d'interrogations (non, non, pas encore de doutes ou de désillusions... pas encore).
Je savais que ces démarches prendraient du temps et de l'énergie, et je m'y étais préparé.
Je ne pensais cependant pas que j'aurai à me transformer en juriste et en défenseur du droit français !

Allez expliquer à un client qu'il n'est propriétaire d'une image que pour un usage donné. Allez expliquer à un artisan ou artiste que je suis aussi en droit de revendiquer des droits d'auteurs sur la photo que j'ai faite de son oeuvre. Allez expliquer à un client que ma sécurité sociale dépend des droits d'auteurs (légitimes) que je facture. Allez expliquer à un client qu'il doit régler une partie de la facture à un organisme dont il n'a jamais entendu parler et auprès duquel il doit se déclarer. Stop, je m'arrête là pour cette liste...
Du coup j'en suis venu à passer un bon moment à rédiger des notices techniques, juristes et fiscales pour vulgariser tout ça et l'expliquer, pour démarcher, pour négocier. Au détriment de la photo.

Quand j'entends parler de facilitation de la création d'activité, d'auto entrepreuneriat, de développement de l'esprit d'initiative... certes, mais j'en vient à réver d'un fonctionnement plus simple pour ce qui relève de la création artistique et surtout, oui surtout, d'un respect du Code de la propriété intellectuelle, du droit en vigueur passant par une meilleure communication. Par exemple une information sur le droit d'auteur faite par notre Ministère de tutelle à nos principaux clients pontentiels !

Ce qui m'amène à la deuxième partie de ma réflexion, qui sera plus rapidement exposée, et qui concerne les banques d'images sur Internet.
Ces banques proposent des images ''libres de droit'', aberration juridique, à des prix défiant toute concurrence. Défiant toute concurrence parce que ne respectant pas le Code de la proppriété intellectuelle français, en le contournant subtilement.
Comment argumenter son devis face à un client qui connait ces sites et qui s'étonne de l'écart de prix et des contraintes que je lui expose en terme d'utilisation de l'image ? 
Et au delà de ça, et c'est le plus important à mon avis, comment donner du sens et de la valeur à son travail ?

 Pour finir, je veux juste ici être le relais d'une initiative de Catherine Deulofeu de l'agence BIOS PHOTO qui exprime de façon tout ce qu'il y a de plus simple les quelques lignes que vous venez de lire en introduisant le concept de photographie équitable.

Je conseille au passage la lecture du blog Aube Nature de Cédric Girard  (auteur du visuel ci dessus) où vous pourrez trouver des exposés plus complets, plus documentés, et mieux argumentés que je ne saurai le faire sur le deuxième point que je viens d'aborder. Et bien sûr il y est beaucoup question de photo, essentiellement animalière et nature.

Je vous laisse sur cette réflexion en attendant de vous reparler, et surtout vous montrer, des photos très prochainement.

[1er janvier 2010 - Depuis que j'ai écrit cet article, j'ai changé de statut... un peu à regret... mais il faut faire avec les règles du jeu en place... ]



Par Stéphane Chalaye at 22:15

21/11/2008

Paris... deux jours... deux salons

Jeudi 13 novembre - Salon de la Photo, Parc des expositions Porte de Versailles

- Combien coute ce flash ?
- 219 euros
- C'est le même prix que sur Internet ! Vous faites pas un prix Salon ?
- Non monsieur

Vendredi 14 novembre - Paris Photo, Carrousel du Louvre

- Combien coute cette photographie ?
- 1080 euros
- Ça te dis chérie ?
- Oui j'aime bien.... et puis c'est conceptuel

Voilà en substance, en deux discussion entendues à la volée, ce qui pourrait faire la différence entre les deux évènements photographiques parisiens qui ont eu lieu il y a quelques jours. Différence d'objet dans les deux évènements, différence de public. Mais c'est tout cela qui fait la photographie.


Salon de la Photo

Il est toujours intéressant de participer à ce genre de salon pour se tenir au courant des nouveautés mais ce n'est pas ce qui me motive le plus. N'étant pas un fan de la course effrénée aux pixels, des fiches techniques énoncées par les commerciaux comme le sont les noms de stations de métro que j'ai traversé pour arriver au Salon, des appareils photos qui font de la vidéo,.. je me fixe toujours un plan de visite très clair.
D'abord un tour par les stands des magazines que je lis à longueur d'année pour les remercier et les encourager à continuer. Ça n'a l'air de rien comme ça mais je sais à quel point ça peut être important pour eux. Et c'était cette année l'occasion de le faire pour un petit nouveau dans la presse photo : Polka. Magazine que je conseille à tous les amoureux de photo, plus spécialement de photo journalisme.

Un petit tour ensuite par les stands proposant des workshop. Et une fois de plus cette année, mention bien aux ateliers du stand de Images magazine. J'ai pu participer à celui dirigé par Édouard de Blaÿ sur la photo... de beauté. Pas du tout mon rayon et ma pratique en théorie... mais la curiosité avant tout ! J'en suis ressorti ravi et j'ai appris beaucoup de choses, tous ces petits trucs de pro qui font la différence (et encore j'imagine qu'il en a plein sous le coude). J'ai bien aimé aussi la disponibilité, la simplicité et la gentillesse du monsieur. Pas toujours simple de gérer les visiteurs qui ne peuvent s'empêcher de se mettre à genou à un mètre de vous pour essayer de faire la même photo et qui au final ne font que déclencher le flash quand il faut pas.


Le tout au milieu des différentes conférences et rencontres organisées. Et cette année j'ai pu écouter pendant près d'une heure Pascal Maitre parler de son métier et de ses images avec passion (voir Geo, National Geographic...). Tiens, tiens, encore du photo journalisme ! La aussi, ravi...

L'entre deux

D'un salon à l'autre c'était l'occasion de se balader par une matinée brumeuse pleine d'ambiance. Et de toute façon rien n'était ouvert avant 11 heures du matin. Sortie du métro dans le Marais, puis direction la Seine pour la descendre en zigzaguant sur les ponts jusqu'à arriver au Louvre. Le tout en photos.
Extraits...



Paris Photo


Des photos, des photos, et encore des photos. Avec le Japon à l'honneur et l'occasion de croiser sur les stands Martin Parr et Susan Meseilas. Surtout l'occasion de faire un état des lieux de ce qui fait la photo d'art en galerie et de constater que les tirages sont de plus en plus grands (à faire passer le 30 x 40 pour un tirage de lecture...).
Je ne suis pas journaliste spécialisé ou critique d'art, voilà donc de façon très simple ce que j'ai retenu de l'évènement et ce que j'ai aimé..
> Les illusions de Keiji Uematsu.
> Les skylines de Kunihiko Katsumata.
> Natalia de Paolo Roversi, tirage en vente à 8 000 € (merci d'avance pour le cadeau de Noël...).
> L'exposition SFR Jeunes Talents en présence des lauréats. Échanges intéressants avec des gens abordables.
> La génialissime série Exactitudes de Ari Versluis & Ellie Uyttenbroek. Elle aurait eu sa place au Septembre de la photographie de Lyon pour illustrer la notion d'identité perdue en tant qu'individu.



Au final je ne sais pas ce qui a été le plus vendu, du flash ou de la photographie conceptuelle, mais j'ai pu en deux jours avoir un panorama de la photographie, d'un bout de la chaine à l'autre, des outils au tirage. Et bien dormir dans le TGV du retour...

Par Stéphane Chalaye at 18:38

27/10/2008

Septembre de la photographie à Lyon


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Par Stéphane Chalaye at 19:24

10/07/2008

Arles 2008

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Par Stéphane Chalaye at 16:59

14/09/2007

Frédéric

Petit hommage à toi, qui a traversé ma vie photographique.

Il n'est pas question ici de montrer des images mais de parler humblement et brièvement de quelqu'un qui en faisait, de quelqu'un avec qui le temps ne comptait pas quand on parlait de photo. Quelqu'un d'entier et qui savait parler avec passion.
Une des rares photos de moi que j'aime à regarder est un portrait que tu as fait lors d'une séance au Photo Club Viennois où nous nous sommes rencontrés, où nous avons partagé notre passion commune. Nous avons même animé une soirée ensemble autour du Lomo, ce petit appareil qui ne paye pas de mine mais qui nous fait rentrer dans le vif de la réalité, dans le vif de la vie qui nous entoure. De cette vie qui continue.

Par Stéphane Chalaye at 18:11