Paris... deux jours... deux salons

Jeudi 13 novembre – Salon de la Photo, Parc des expositions Porte de Versailles

– Combien coute ce flash ?
– 219 euros
– C’est le même prix que sur Internet ! Vous faites pas un prix Salon ?
– Non monsieur

Vendredi 14 novembre – Paris Photo, Carrousel du Louvre

– Combien coute cette photographie ?
– 1080 euros
– Ça te dis chérie ?
– Oui j’aime bien…. et puis c’est conceptuel

Voilà en substance, en deux discussion entendues à la volée, ce qui pourrait faire la différence entre les deux évènements photographiques parisiens qui ont eu lieu il y a quelques jours. Différence d’objet dans les deux évènements, différence de public. Mais c’est tout cela qui fait la photographie.


Salon de la Photo

Il est toujours intéressant de participer à ce genre de salon pour se tenir au courant des nouveautés mais ce n’est pas ce qui me motive le plus. N’étant pas un fan de la course effrénée aux pixels, des fiches techniques énoncées par les commerciaux comme le sont les noms de stations de métro que j’ai traversé pour arriver au Salon, des appareils photos qui font de la vidéo,.. je me fixe toujours un plan de visite très clair.
D’abord un tour par les stands des magazines que je lis à longueur d’année pour les remercier et les encourager à continuer. Ça n’a l’air de rien comme ça mais je sais à quel point ça peut être important pour eux. Et c’était cette année l’occasion de le faire pour un petit nouveau dans la presse photo : Polka. Magazine que je conseille à tous les amoureux de photo, plus spécialement de photo journalisme.

Un petit tour ensuite par les stands proposant des workshop. Et une fois de plus cette année, mention bien aux ateliers du stand de Images magazine. J’ai pu participer à celui dirigé par Édouard de Blaÿ sur la photo… de beauté. Pas du tout mon rayon et ma pratique en théorie… mais la curiosité avant tout ! J’en suis ressorti ravi et j’ai appris beaucoup de choses, tous ces petits trucs de pro qui font la différence (et encore j’imagine qu’il en a plein sous le coude). J’ai bien aimé aussi la disponibilité, la simplicité et la gentillesse du monsieur. Pas toujours simple de gérer les visiteurs qui ne peuvent s’empêcher de se mettre à genou à un mètre de vous pour essayer de faire la même photo et qui au final ne font que déclencher le flash quand il faut pas.

Le tout au milieu des différentes conférences et rencontres organisées. Et cette année j’ai pu écouter pendant près d’une heure Pascal Maitre parler de son métier et de ses images avec passion (voir Geo, National Geographic…). Tiens, tiens, encore du photo journalisme ! La aussi, ravi…

L’entre deux

D’un salon à l’autre c’était l’occasion de se balader par une matinée brumeuse pleine d’ambiance. Et de toute façon rien n’était ouvert avant 11 heures du matin. Sortie du métro dans le Marais, puis direction la Seine pour la descendre en zigzaguant sur les ponts jusqu’à arriver au Louvre. Le tout en photos.
Extraits…



Paris Photo

Des photos, des photos, et encore des photos. Avec le Japon à l’honneur et l’occasion de croiser sur les stands Martin Parr et Susan Meseilas. Surtout l’occasion de faire un état des lieux de ce qui fait la photo d’art en galerie et de constater que les tirages sont de plus en plus grands (à faire passer le 30 x 40 pour un tirage de lecture…).
Je ne suis pas journaliste spécialisé ou critique d’art, voilà donc de façon très simple ce que j’ai retenu de l’évènement et ce que j’ai aimé..
> Les illusions de Keiji Uematsu.
> Les skylines de Kunihiko Katsumata.
> Natalia de Paolo Roversi, tirage en vente à 8 000 € (merci d’avance pour le cadeau de Noël…).
> L’exposition SFR Jeunes Talents en présence des lauréats. Échanges intéressants avec des gens abordables.
> La génialissime série Exactitudes de Ari Versluis & Ellie Uyttenbroek. Elle aurait eu sa place au Septembre de la photographie de Lyon pour illustrer la notion d’identité perdue en tant qu’individu.

Au final je ne sais pas ce qui a été le plus vendu, du flash ou de la photographie conceptuelle, mais j’ai pu en deux jours avoir un panorama de la photographie, d’un bout de la chaine à l’autre, des outils au tirage. Et bien dormir dans le TGV du retour…

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