The Impossible Project.... and the difficult picture

23.04.2010
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Depuis ma récente conversion au Polaroid (voir le billet  Polaroid, saynètes & philosophie), j’expérimente, je teste, j’apprends… je découvre un nouveau monde d’expression. J’ai d’autant été pris par cette frénésie nostalgique que Polaroid annonçait sa fermeture et l’arrêt de sa production de films instantanés il y a quelques mois.

Mais c’était sans compter sur The Impossible Project – un subtil mélange d’anciens de Polaroid et d’hommes d’affaires éclairés – qui se chargeait de remettre en route les machines de l’usine de production d’Enschede (PB) et commercialiser de nouveaux films, en partenariat avec Ilford.

Ils ont réussi leur pari en faisant leur la maxime de Edwin Land, le génial fondateur de Polaroid.
 »N’entreprenez pas un projet, à moins qu’il ne soit vraiment important et quasiment impossible à réaliser ». A méditer !

Ainsi, depuis quelques jours, on peut se procurer des nouveaux films instantanés, fruit de cette folle collaboration. Ce que j’ai fait…
A moi le PX100 Silver Fast First Flush… c’est son petit nom !

Premier constat quand je reçois les films, c’est que le packaging à été soigné, désigné avec soin. Pas surprenant vu qu’il s’agit autant d’une démarche marketing que photographique. On est pas loin de l’objet de collection qu’on ose à peine ouvrir. Et puis ça se confirme une fois le pack ouvert quand on découvre que même le film plastique de protection a été désigné pour passer d’un simple film, qu’on jette une fois éjecté de l’appareil, a un objet collector qui devrait certainement déclencher une frénésie collectionophile chez les geeks du Pola.

Deuxième constat, les précautions d’usage ! Le film nécessite trois minutes de développement à l’abri de la lumière, entre 17 et 24 °C. On est donc un peu loin du principe très répandu du  »Je déclenche, je regarde la photo apparaître ». Si on ajoute le prix de la cartouche de 8 films (18 € prix de lancement), je commence à me dire que ça risque de rebuter un peu.

Et la photo dans tout ça ? J’ai complètement foiré mon premier pack, excepté 1, allez 2, photos. Les conditions de développement sont vraiment à respecter au pied de la lettre.

On laisse passer une nuit, on réfléchit à nos 18 € surexposés, on fait un peu de biblio vite fait sur les forums, et on s’y recolle le lendemain.
Ouf c’est mieux !
Mais on est quand même loin d’un produit immédiatement exploitable par le tout public et je pense qu’au final ce film ne devrait pas séduire un public désireux de s’initier au Polaroid, il pourra par contre inspirer et stimuler la créativité des plus artistes d’entre nous (pas trop limités par leur porte monnaie…)
Mais l’initiative de The Impossible Project est quand même à encourager et j’attends avec impatience les prochains films.

Au final, voilà ce que j’ai pu pour le moment en tirer… à suivre…

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